Entre l'orthographe, la syntaxe, et le reste (j'en passe!), les plus grands érudits se découragent et subissent les affres de la fameuse et trop célèbre "Angoisse de la Page Blanche". Et le clavier n'y change rien. Voilà rapports, thèses, mémoires et autres qui pataugent dans le marécage rédactionnel, s'enlisent et parfois se noient sous des formulations glauques. Quant au simple courrier de base, il peut s'avérer un véritable casse-tête, surtout s'il est administratif, et plus encore s'il s'agit d'une réclamation, voire pire une contestation (hou!). Et combien d'usagers, stylo en main (de la bonne couleur, SVP), se perdent dans les méandres des formulaires, combien de réfractaires à la petite case-par-lettre raturent honteusement des documents péniblement mis au point par d'éminents techniciens. Que de gachis!
 Heureusement, les écrivains publics sont là pour pallier à ces petites faiblesses et réconcilier la parole et l'écrit. Car c'est bien là le rôle de ces prestataires: écouter et retranscrire, lire et corriger sans jamais interpréter ni se mettre en avant. De l'oralité à l'écriture le chemin ne doit pas s'écarter de la volonté qui sous-tend la démarche, ni perdre de vue la personnalité de celui (ou celle) qui s'exprime. De là à dire qu'ils sont des saints!
Concrètement parlant, l'écrivain public se propose de rédiger à votre place tout ce qui vous ennuie ou vous pose problème, de la lettre amicale à la lettre publique, du CV à la biographie, du discours à la déclaration, du mémo au journal d'entreprise, bref, n'importe quoi, du moment que ça s'écrit. Bien entendu toute spécialisation lexicale est un atout, comme, par exemple les miennes: le vocabulaire scientifique (biologie, écologie, botanique, physique..), technique (bâtiment, navigation de plaisance, mécanique...) ou le verlan, pourquoi pas.  Et comme ce n'est pas une profession réglementée (pour l'instant...), les services peuvent se diversifier, du genre: saisie comptable, soutien scolaire, cours de français, initiation informatique et Internet, bref, l'écrivain public est à l'affut (et curieux) de tout et étudie-toute-proposition.
Voilà mon projet: écrivain public en profession libérale. Je suis actuellement en formation pour le mener à bien, en pleine étude de marché et de prises de contact. Si vous avez des reflexions, suggestions ou remarques à me faire n'hésitez surtout pas!

 Pour en savoir plus sur ce passionnant métier:
 "Les écrivains publics" de Catherine Bastien, chez Bonneton, 2000;
même tître de Huguette Spitz et Jean Mellot, même éditeur, 1985;
 "Nicolas Flamel, un écrivain public en quête d'immortalité" de Virginie Tilmant, chez Marabout, 1996.


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